Baie-du-Febvre

Une ressource  à préserver




Reconnu comme réserve de la biosphère  par l’UNESCO (http://www.ramsar.org/) en 2000 le lac St-Pierre, par cette reconnaissance se situe parmi les aires naturelles les plus importantes. Rappelons que la mission de la Convention de Ramsar est de veiller à la conservation et à l'utilisation rationnelle des zones humides. Cette reconnaissance se réalisera par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier.

http://www.oies.com/Centre_interpretation/centre.htm


Ainsi, la corporation prend en charge la mise en valeur de la pêche sportive sur un territoire d’une superficie de près de 430 kilomètres carrés. On vise une amélioration de la qualité de pêche, l’accroissement du nombre de jours consacrés à cette activité, une réduction du braconnage et la conservation des habitats fauniques.

La corporation est administrée par un conseil composé d’une vingtaine d’acteurs régionaux représentant les pêcheurs sportifs, les représentants socioéconomiques et un représentant les pêcheurs commerciaux et des centres de pêche.


L’accès au lac St-Pierre
 

Le chenal Landroche

L’un des points de départ les plus intéressants pour accéder au lac St-Pierre est certes le chenal Landroche à Baie-du-Febvre. En 1963, un groupe de fervents de chasse et pêche se forme pour envisager le creusage permettant d’éviter les fonds vaseux. Dès janvier 1964, on entreprend les travaux de creusage d’un chenal sur une longueur de plus de 2 km. On utilise une pelle mécanique qui repose sur des troncs d’arbre reliés par des câbles d’acier afin que la glace supporte le poids de la pelle.

Le tout aura coûté la somme de 2 400 $ sans compter l’apport aussi remarquable qu’indispensable de nombreux bénévoles.

Reprofilage du chenal

Au fil des ans, les sédiments se sont accumulés. Depuis bien longtemps, un nouveau creusage du chenal était souhaité. Pour mettre le chenal en valeur, la municipalité s’est faite maître d’œuvre pour procéder à nouveau creusage. On se heurtait à une problématique majeure maintenant résolue : la présence possible d’obus. Il faut savoir que l’endroit a été pendant une quarantaine d’années dans l’axe de tir du Centre d’essai et d’expérimentation de la Défense Nationale du Canada situé à quelques kilomètres en aval dans la municipalité de Nicolet.

Mais il aura fallu cinq ans de démarches assidues pour que le reprofilage se réalise. L’hiver 2008 a vu plus de la moitié du projet se concrétiser. En effet, on a creusé à nouveau le chenal sur une profondeur moyenne de 0,68 et sur une largeur moyenne de 11,2 mètres alors qu’il était de 4 mètres auparavant. On a reprofilé le chenal sur une distance de 1 400 mètres. La seconde étape, les derniers 800 mètres, ont été reprofilés en février 2011.

Contrairement au creusage de 1964, la terre extraite du lit du chenal a été transportée sur un terrain en face du village où sera réalisé au cours des prochaines années l’aménagement d’un parc linéaire le long de la route 132.

Des obus? Aucun lors du creusage de 2008. Au cours de l’hiver 2009 on a procédé à la détections d’obus possibles afin de maintenir un haut niveau de sécurité en vue du creusage réalisé en 2011.

Le coût des travaux s'est élevé à plus d’un million $.